Le projectionniste français passe à l'affiche : Les Etats-Généraux, Les meilleures sorties au cinéma en 2009 et les grands événements, les adaptations cinématographiques de livres, le cinéma d'animation, les grandes figures, le ciné après mai 68 et le succès à l'étranger. Le Projectionniste: 2009 : Le cinéma conjugué au passé, présent et futur.

dimanche 15 mars 2009

Cinéma français : la réunion dans la crise





A l’occasion des premiers Etats-Généraux de l’action culturelle cinématographique et audiovisuelle tenu les 8 et 9 janvier au « CENTQUATRE » à Paris, environ 300 personnes ont été réunis. Producteurs, exploitants, distributeurs, réalisateurs, foyers ruraux, MJC ou encore militants d’associations étaient présents pour une mobilisation commune extraordinaire



Les Etats-Généraux
comme base de ralliement


Le cinéaste Nicolas Klotz emploi les mots justes lorsqu’il écrit à propos de la baisse sans précédent des crédits alloués par l’État à la diffusion culturelle cinématographique en France, en 2008 : « Sans rencontres, quelle révolution est possible? »*1.


En réponse à ce contexte, le collectif de l’action culturelle cinématographique (Blac) a entreprit de faire un état des lieux pour mieux appréhender la situation à venir.
Des exploitants à la ligue de l’enseignement en passant par les distributeurs, tous se sont réunis pour discuter de problématiques comme :

- la circulation des œuvres et leur rencontre avec un public large et diversifié
- la diffusion du patrimoine cinématographique
- l’accès à la diversité de production (court-métrage, documentaire, animation, fiction, expérimental…)
- la sensibilisation et la formation des publics, notamment le jeune public en temps scolaire et hors temps scolaire
Etc.

C’est au moment du désintéressement de l’État à son égard que l’ensemble des acteurs actifs du cinéma français se mobilisent. Que les invitations à débattre et a échanger s’imposent. C’est en période de crise que la cohésion apparaît et que le sens de l’image passe du personnel au collectif.
C’est peut-être par l’intention annoncée et scandaleuse de l’État (qui accordait déjà moins de 1% de son budget au domaine de la culture) que s’est organiser une construction juste et pointue notamment par l’idée d’une véritable charte de l’action culturelle.


Une complète
Table ronde



Autre dimension. La baisse des crédits n’a épargné personne, ni aucun domaine artistique. Le théâtre, la musique, les arts plastiques, les arts numériques, le cinéma, la danse, les lieux de culture, de spectacles, d’expositions et d’autres encore sont concernés. Ce qui laisse imaginer qu’une synergie est possible dans l’ensemble de la production artistique. Que plus de collaborations sont envisageables, que des rapprochements humains et intellectuels sont à notre portée. Ce qui n’est pas négligeable dans un monde axé de plus en plus sur l’individualité y compris dans la production contemporaine. Car il est bien apparu dans le programme de la journée du 8 janvier la notion d’ « enjeu citoyen de l’Éducation à l’image »*2 .


Situation française


Les citoyens français, « ceux qui font et ceux qui vont au cinéma »*, se sert tout à coup les coudes, s’électrisent. Pas de hasard si durant la journée du 9 janvier Jean-Pierre Thorn, réalisateur, cite André Malraux et la défense des valeurs en termes d’éducation populaire. Ou encore qu’apparaisse la notion d’enjeu majeur de notre république.
Peut-être pouvons-nous avancer que le Français retrouve quelque chose de son patriotisme historique en tant de crise.

Qui l’aurait cru? La politique de répression du gouvernement actuel aura provoqué une véritable discussion sur l’action culturelle et par exemple, faciliter le cinéma en prison.

Arnaud Doriath


*1 : Nicolas, KLOTZ, “La révolution qui vient”, http://www.acrif.org/ Association des Cinémas de Recherche d’Ile-de-France http://www.acrif.org/fr/document.asp?rubid=11&docid=12
*2 : Dossier de Presse, site du collectif national de l’action culturelle et cinématographique http://www.cinema-diversite-culturelle.blogspot.com/
Autres sources :
- Mathilde, BLOTTIERE, «Pour l’action culturelle aussi il y a des Etats-Généraux», interview de Amélie CHATELLIER et Catherine BAILHACHE, rubrique cinéma, http://www.telerama.fr/cinema/pour-l-action-culturelle-cinematographique-aussi-il-y-a-des-etats-generaux-1-2,37876.php
-Jean-Michel, FRODON, « Casser le scénario catastrophe », in Cahiers du cinéma, n°641, janvier 2009

vendredi 13 mars 2009

le box office

Présentation de quelques meilleures sorties 2009, les films a ne pas rater


Welcome
(drame 1h50)
de Philippe Lioret


trame:Pour impressionner et reconquérir sa femme, Simon, maître nageur à la piscine de Calais, prend le risque d'aider en secret un jeune réfugié kurde qui veut traverser la Manche à la nage.

Ce film, qui a provoqué de nombreuses critiques en raison de son délicat sujet. Mais Philippe Lioret n'est pas un cinéaste engagé, son film nous touche par son humanisme et sa maniére simple d'aborder le sujet. Ce qui l'intéresse, ce ne sont pas les multiples raisons sociales, politiques ou culturelles qui poussent ces hommes - ici, souvent jeunes - à quitter leur pays d'origine pour rejoindre l'Eldorado britannique mais plutôt l'histoire intime et sensible de deux personnages : Bilal, un jeune Kurde amoureux et Simon, un maître nageur calaisien déboussolé.

Quelques critiques de la presse:

L'Humanité-Jean Roy
Le film, peut-être un pamphlet, mais sûrement pas un tract, a la délicatesse de ne pas
y aller bille en tête dans la dénonciation de l'injustice, de nous laisser le temps de parcourir les lieux, de respirer avec nos concitoyens, de vivre, quoi

TélécinéObs
(...) Tout en retenue, beau et rude, bouleversant, "Welcome" est son plus beau film

20 minutes

Le calvaire de migrants clandestins est décrit avec minutie, sensibilité et réalisme dans une histoire d'amitié pudique. (...) Welcome est plus qu'un film réussi (...)

Télé 7 jours
(...) bien plus qu'un drame intime doublé d'un manifeste humaniste bouleversant : le plus beau film du moment.



Gran Torino
(drame, thriller, 1h55)
de Clint Eastwood

Trame: Vétéran de la Guerre de Corée quelque peu raciste, Walt Kowalski reprend les armes pour ramener l'ordre dans son quartier, tandis qu'un gang menace la famille Hmong qui habite à côté de chez lui...

GRAN TORINO marque le grand retour de Clint Eastwood devant la caméra, absent du grand écran depuis Million Dollar Baby pour lequel il a reçu l'Oscar du meilleur réalisateur.GRAN TORINO se pose en oeuvre funèbre et lucide sur la fin des illusions, doublé d'un fulgurant thriller sur la paranoia sociale. Un film qui permet à Clint Eastwood de synthétiser tout son style, toutes ses thématiques, en n'oubliant pas, au passage, de confirmer pour de bon la sobriété de sa mise en scène comme modèle absolu d'intégrité artistique. Pour l'instant la meilleure entrée 2009.

Quelques critiques de la presse:

Positif

Gran Torino (...) confirme la sidérante fécondité de Clint Eastwood, qui aligne les oeuvres majeures, depuis plusieurs années, avec une aisance confondante.

Le nouvel observateur
(...) Quand Clint rencontre Harry, cela donne "Gran Torino", film dont chaque scène est un moment de plaisir, rire, sourire ou émotion (...).




Marley et moi
(comédie, 1h40)
Un film américain de David Frankel avec Owen Wilson, Jennifer Aniston, et Eric Dane


Trame: Peu enclin à devenir pére de famille, un jeune époux offre a sa femme un affectueux Labrador-catastrophe qui devient ainsi le témoin privilégié de ce couple qui s'agrandit et modifie son existence...

Passant à côté de l’émotion, ‘Marley & Moi’ néglige l’originalité de sa trame narrative et sombre dans un humour désespérément convenu perdu au milieu de discours débordant de bons sentiments. Si les dérapages incontrôlés du chien donnent lieu à des gags burlesques et efficaces, le film comporte bien trop de longueurs pour tenir en haleine et laisser un souvenir impérissable. Avec sa multitude de péripéties anecdotiques, sa temporalité étirée et l’attention portée par le cinéaste sur la représentation du quotidien, l’histoire de ‘Marley & Moi’ aurait certainement gagné en impact sous la forme d’une série télévisée. Sans pour autant manquer sa cible, David Frankel manque l'occasion de s’éloigner un brin des sentiers battus de la comédie américaine édulcorée.

Quelques critiques de la presse:

Premiére
(...) Le nouveau lond de David Frankel (...) préfère raconter une histoire humaine plutôt que d'enquiller les gags à puces (...) ou comment un pur produit hollywoodien peut aussi avoir du chien.

Téléciné obs
(...) Une offre à laquelle on peut souscrire sans trop de complexes (...).



Harvey Milk
(drame, 1h27)
Un film américain de Gus Van Sant
Avec Seann Penn, Josh Brolin..

Trame: Harvey Milk, conseiller municipal à San Francisco, est un des premiers hommes politiques à avoir ouvertement assumé son homosexualité. Il s'est battu pour les droits des gays jusqu'à son assassinat par un de ses collègues en novembre 1978.

Nommé dans 8 catégories aux Oscars, le film a remporté deux statuettes : Meilleur acteur pour Sean Penn et meilleur scénario pour Dustin Lance Black . Comme le confirmera l'annonce de sa mort en tout début de métrage, HARVEY MILK exposait clairement ses ambitions dans cette volonté de ne pas se conformer au tout-venant du biopic, pour qui la biographie du personnage est souvent présentée dans une large période temporelle. Ce film, très bien réalisé, retranscrit avec justesse la vie des militants dans les années 1970.

Quelques avis de la presse:


Le nouvel Obsevateur:
(...) Huit années qui ont tout changé pour une communauté qui avant Harvey Milk n'en était pas vraiment une, les images d'archives montées sur le générique de début rendant compte de manière saisissante du traitement insensé qui lui était imposé au nom de ce qui était alors la loi.

Le point
Ce que Sean accomplit ici est le résultat d’un long travail d’appropriation. Et la preuve définitive que sa capacité de renouvellement est stupéfiante. Il est juste immense... »


Sources: http://www.allocine.fr
http://www.evene.fr/cinema
http://www.nord-cinema.com
http://www.lepoint.fr/actualites-cinema

Soizic Poupard

jeudi 12 mars 2009

Panorama du cinéma français

Comme tout, le cinéma français a son lot de stéréotypes: longs monologues baignés dans une atmosphère quotidienne connue de tous. C'est ainsi que Truffaut, dans Les Quatre Cents Coups, recrée, notamment au début du film, l'ambiance d'une salle de classe dans les années 1960.

Plagiat?


Néanmoins, depuis quelques années, le paysage du cinéma français change. Nous avons pu voir ainsi sur nos écrans Secret Défense de Philippe Haim ou encore Babylon AD de Mathieu Kassovitz avec, par ailleurs, Vin Diesel. Nous pouvons penser que les français veulent prendre le pas sur le cinéma hollywoodien et sortir de la catégorie où ils sont enfermés. Nous observons ainsi des problématiques similaires comme le terrorisme au Moyen-Orient où Secret Défense se rapproche de Mensonges d'État (film américain de Ridley Scott), tout comme Babylon AD qui, par la réalisation du script, pourrait sans aucun doute faire penser au cinéma outre atlantique.

Encore et toujours les Classiques


Toutefois, il ne faut pas oublier de célèbres (et pourtant vivants!) réalisateurs tels que Claude Chabrol ou Cédric Klapisch - revenu sur le devant de la scène avec ses deux volets L'Auberge Espagnole en 2002 ainsi que Les Poupées Russes trois ans plus tard. Mais le cinéma, ce n'est pas uniquement des réalisateurs, mais également des acteurs qui, collaborant ensemble peuvent rendre un film, culte. Je ne vais prendre ici qu'un exemple, qui mettra tout le monde d'accord: la saga des Bronzés de Patrice Leconte. En effet, qui ne sourit pas lorsqu'il entend « On sait jamais, sur un malentendu ça peut toujours marcher », « Ce soir j'vais conclure » ou rit en pensant au maillot de bain de Christian Clavier? Ces films ont, de ce fait, mis en lumière la troupe du Splendid: Christian Clavier, Michel Blanc, Gérard Jugnot, Thierry Lhermitte, Josiane Balasko, Marie-Anne Chazel, Bruno Moynot et Claire Magnin.

Exportation de la Croisette

Existe-t-il un rayonnement international du cinéma français? Oui. En effet, bien avant Bienvenue chez les Chtis, en 1994 Neuf Mois (film de Patrick Braoudé) fut repris en 1995 par Chris Columbus (le réalisateur de Harry Potter I&II). Mais les reprises ne sont qu'une facette de ce rayonnement.
Les Césars, ou encore Cannes et son célèbre tapis rouge sont à l'honneur chaque année. De nombreuses stars internationales, habillées par les plus grands couturiers, défilent tous les ans non seulement en France, mais également dans de nombreux pays où le festival est retransmis.
Quant aux Césars, la production convie chaque année des acteurs, pour la plupart américains, afin de leurs remettre un César d'Honneur comme ce fut le cas pour Will Smith en 2008 et plus récemment, Dustin Hoffman en février dernier.

Le cinéma français n'est pas autant à la dérive qu'on pourrait le penser et détient de nombreuses ressources.

Sources:
http://fr.wikipedia.org/
http://allocine.fr/

Juliette DUBOE-LAURENCE

Le livre fait son cinéma.

Les romans n’ont pas dit leurs derniers mots.

Ils débarquent dans vos salles chaque année.

Si certains d’entre nous préfèrent entasser leurs classiques au fond d’une bibliothèque, le cinéma se charge de les dépoussiérer. Les réalisateurs français remettent au goût du jour la littérature classique et moderne.

Cinéastes et éditeurs se réjouissent. En effet, le cinéma se met «au service» de la littérature. Que l’adaptation cinématographique du livre soit fidèle ou non, chacun peut y trouver son compte. Certes les mordus de littérature ne voient, dans l’adaptation d’un roman au grand écran, qu’une pâle copie de l’œuvre. Et pourtant, l’adaptation au cinéma permet une certaine renaissance du livre à travers l’image. L’histoire se déploie sous les yeux des spectateurs. Cette nouvelle lecture de l’œuvre amène le public à envisager le récit sous d’autres aspects.
Lire, ce n’est donc plus démodé. Les cinéastes permettent bien souvent de relancer la vente du roman original. A travers le film, un certain engouement se crée pour le scénario, et ainsi pour l’œuvre littéraire. Le support matériel n’a plus vraiment d’importance, que ce soit sur papier ou en image. De plus, tout est mis en œuvre pour redonner aux français le goût de la lecture et du cinéma. Les adaptations ne touchent pas seulement les grands classiques, mais aussi des œuvres modernes, tel que "Je vais bien, ne t’en fais pas." écrit par Olivier Adam et qui fût adapté par Philippe Lioret en 2006. Mais encore l’incontournable Anna Gavalda qui voit son roman "Ensemble, c’est tout" au cinéma en 2007 grâce aux talents du réalisateur Claude Berry. Cependant, quelques cinéastes s’attaquent aux grands classiques de la littérature française : "Germinal" d’Émile Zola adapté par Claude Berry en 1995 et "Les derniers jours d’un condamné" de Victor Hugo par Michel Andrieu en 2002.
L’adaptation d’une œuvre réussie ne se confine pas à la reproduction la plus fidèle mais plutôt à une transposition du roman au cinéma. Le réalisateur peut se permettre d’éluder certains aspects ou bien de n’aborder l’histoire que sous certains angles bien précis. Il peut s’accorder une certaine liberté, la trame narrative lui appartient désormais. Les films semblent ainsi s’affirmer comme des «recréations» qui possèdent leur propre cohérence esthétique.
Néanmoins, le succès des écrivains français reste assez timide sauf pour Jean-Christophe Grangé, écrivain et scénariste français, qui voit ses thrillers connaitre une formidable réussite au cinéma et même à l’étranger. En effet, "Les rivières pourpres" adapté par Mathieu Kassovitz en 1998, "Le concile de Pierre" par Guillaume Nicloux en 2000, ou bien encore "L’Empire des loups" par Chris Nahon en 2003.
L’adaptation cinématographique d’une œuvre divise la plupart des lecteurs. En effet, l’univers personnel du réalisateur peut transformer profondément la trame narrative originale. Cependant, est-ce une raison pour dénigrer cette catégorie de films ? Les adaptations littéraires doivent être considérées dans leur globalité. Les lecteurs, même les plus sceptiques, y trouveront, l’appréciation propre à la lecture du réalisateur. Que l’adaptation soit fidèle ou libre, tiré de livres modernes ou bien des classiques, chaque film dispose d’un univers différent et tout aussi pertinent.

Lecteurs et spectateurs lisez bien entre les lignes, le cinéma vous ouvre les portes.
Sources:
Vidéos : Youtube (liens sur chaque vidéo)
Moteur de recherche : Google
Laura SEGRETAIN

Les monuments du cinéma français

Fernandel, Isabelle Adjani, Alain Delon ou encore Louis de Funès, toutes ces personnes tournent autour d'un seul et même thème. Lequel? Souvent illustré par ces grandes figures – car elles font bel et bien parti des grands noms qui constituent l'univers du cinéma français – les écrans ont vu leur casting se diversifier au fil des années. De Bourvil à Jean-Paul Belmondo, en passant par Brigitte Bardot, la France possède un éventail de comédiens dont elle peut être fière.

Les précurseurs

François Truffaut introduit le phénomène de la Nouvelle Vague – survenu dans les années 30 et donne le ton des nouveaux films du genre notamment avec la réalisation de Les Quatre Cents Coups. Son collaborateur Jean Luc Godard se fait remarquer avec la sortie de son film devenu culte A bout de souffle où Jean-Paul Belmondo incarne le rôle principal.


La reconnaissance féminine

Cependant, nos acteurs ne sont pas toujours récompensés; la cérémonie des Oscars qui offre un prix aux meilleurs acteurs et actrices dans le monde n'a encore jamais honoré un acteur français. Le niveau a donc dû être relevé par la gente féminine, notamment Simone Signoret en 1959 pour son rôle dans Les chemins de la haute ville qui fut le premier Oscar de l'histoire du cinéma français.

La jeunesse dorée

C'est donc en marchant sur leurs traces que les plus jeunes prennent la relève de ces monstres du cinéma. Marion Cotillard qui s'est imposée avec son film La Môme s'est vu récompensée d'un Oscar mais ce n'est pas tout, la jeune femme a également remporté un César pour le titre de la meilleure actrice de l'année 2008. Son succès fait d'elle la troisième actrice française à être la mieux payée derrière Mathilde Seigner et Nathalie Baye. La succession est aussi assurée chez ces messieurs; « le César du meilleur acteur, cette année, est attribué à Vincent Cassel pour son interprétation de Jack Mesrine ». La jeunesse française doit en partie sa postérité actuelle à ses ainés qui ont su montrer l'exemple. Aujourd'hui, Dany Boon envisage la création d'une catégorie « Comédie » pour la cérémonie des Césars. Son film Bienvenue chez les Chtis ayant réalisé plus de 20 millions d'entrées est à présent convoité par les réalisateurs américains qui envisagent un remake de ce divertissement familial.
Les grands du cinéma ont mis en place une certaine conception de la comédie. Les acteurs suivent le modèle de leurs prédécesseurs et s'appliquent à améliorer celui-ci. Espérons une nomination prochaine des français lors de la cérémonie des Oscars.


Sources:


Camille ANNE

1968, la libératrice.

L'évolution du cinéma après Mai 68
Libre, c’est-ce que se veut l’époque post-soixante-huitarde au cinéma. Scénaristes et réalisateurs oublient les règles de bienséance qu’ils s ‘étaient jusque-là fixées au profit de la réalité de leur temps. Ils engagent leur film dans les grandes causes défendues en mai 1968, ils deviennent auteurs, militants et rassembleurs.

1968, tournant dans l’Histoire du cinéma français. Fini le cinéma lisse et formaté des années soixante, la Nouvelle Vague des Doillon, Blier, Eustache et autres compères va mettre fin au règne des tabous. Le format 16mm et la vidéo facilitent, il faut le dire, beaucoup les prises de vue. Alors on va filmer, tout et rien, ce qui ne va pas, ce qu’on ne montrait pas. Les principales luttes de 1968 sont mises en image. Féminisme, crise du travail, politique et sexualité sont évoqués. Les scénaristes, devenus auteurs, filment ce qui les touche, ils s’engagent à travers pellicule et caméra.


La crise de la société
La France va mal, elle n’en peut plus de s’adonner au travail, de l’injustice social, des non-dits gouvernementaux. Elle n’hésite plus à descendre dans la rue pour crier son ras-le-bol, elle veut voir la société changer. « On arrête tout et on recommence », disait un slogan de mai 68, et c’est-ce que va réaliser Jacques Doillon en 1972. L’An 01 met en scène des travailleurs qui en ont assez de leur quotidien rébarbatif, métro-boulot-dodo. Ils décident de cesser toute activité pour recommencer en ne reprenant que celles dont le manque semble intolérable. Refus de l‘autorité, amour libre, travail, vie en communauté et écologie, bref, tous les thèmes émergeants dans les années 1970 sont abordés. Le film sera d’ailleurs emblématique de la contestation amorcée en 1968, il le sera aussi pour le nombre d’acteurs qu’il a révélé, de Depardieu à Coluche en passant par la bande du Splendid. Autre grand film évoquant le malaise social, Passe ton bac d’abord qui s’attache au mal-être des jeunes. Pialat y filme sa troupe, à la limite du documentaire, pour montrer la réalité de la situation. Tourné dans le Pas-de-Calais en 1978, on y suit le quotidien de lycéens qui, à l’approche du bac, se demandent s’il est nécessaire de fournir des efforts pour finir au chômage, l’école n’étant plus un tremplin pour l’emploi. Les jeunes ont peur du lendemain, s’ennuient. Les cinéastes effectuent un simple constat, reflet véridique mais sombre de la société française. Ils tournent pour dénoncer. La réalité dépasse désormais la fiction dans leur scénario.

La libération sexuelle
A côté de cela explose le cinéma pornographique, considéré aujourd’hui comme érotique. Le travail de libération sexuel amorcé en 1968 atteint son but. Le cinéma dépoussière toute une génération assujettie au puritanisme en banalisant nudité et sexe. Emmanuelle, premier vrai film érotique français, attirera jusqu’à 9 millions de spectateurs dans les salles en 1973. Just Jaeckin devient le réalisateur Français à connaître le plus grand succès à l’étranger. Le nombre de salles spécialisées dans le pornographique passe de 15 à 111 entre 1972 et 1976, preuve que l’évolution des mœurs est présente. L‘année 1974 sort Les Valseuses, pourtant considéré tout public, le film fait hurler les défenseurs de la morale. Bertrand Blier y met en scène deux hommes avides de sexe, libres qui suivent un des principes de 1968, « il est interdit d’interdire ». Sexe, insouciance et ennui sont les maîtres mots du film. Les dialogues sont crus, perte de virginité, harcèlement, et orgasme sont évoqués sans tabous. Les acteurs du film, Depardieu et Dewaere deviennent des icônes libertaires. Le film choque mais attire de nombreux spectateurs, ce qui signifie qu’il est possible d’évoquer le sujet sans être censuré. Cette évolution n’est pourtant pas sans effet sur la société. La Maman et la Putain de Jean Eustache montre la tristesse d’une certaine liberté sexuelle. Le film dresse un impitoyable état des mœurs affectives et sexuelles de l’époque. Mai 68 a tenté de réinventer les rapports amoureux en transformant le couple mais l’erreur a été de croire qu’un mot d’ordre « jouissez! » pouvaient réglementer les rapports affectifs. Eustache filme ce qui a été oublié, le trouble et les sentiments, qui se révèlent plus puissants que le désir.
Le combat féministe
Le film présente aussi un autre thème récurrent des années 1970: le féminisme. La femme ne vit plus sous la coupe de l’homme, elle est libérée. Eustache soulève le problème de l’I.V.G. et du désespoir des femmes qui y sont confrontées. Le film, jugé réac par la génération 70 est finalement considéré aujourd’hui comme emblématique de la Nouvelle Vague. La rupture de Claude Chabrol en 1970, évoque lui aussi l’émancipation de la femme, battue par son mari et son combat pour obtenir la garde de son enfant. Agnès Varda, dans L’une chante, l’autre pas, représente, au travers l’amitié, la vie menée par deux jeunes filles dont l’une est mère de famille et l’autre milite pour le droit des femmes. Le cinéma s’attache à donner la parole aux femmes, il est une sorte de tribune.

La levée des tabous politiques
A l’image de Louis Malle, les cinéastes se permettent également de lever les non-dits. Ainsi, dans son film Lacombe Lucien, il dénonce la collaboration française au travers un personnage simple qui, après avoir essuyé un refus dans le maquis, rejoint les rangs de la Gestapo. Le film fait un tollé, le public se dit horrifié. A l’heure où le Parti Communiste de Marchais monte en puissance, un autre non-dit est révélé dans L’aveu de Costa-gravas. Yves Montand et Simone Signoret, tous deux connus pour leurs convictions communistes, acceptent de dénoncer les exaltions staliniennes et la réalité des régimes autoritaires de l’est. Au contraire des dénonciations, certains cinéastes, comme Godard mettent entièrement leur film au service de cellules de gauche telle que Dziga Vertov, ils reviennent sur les thèses gauchistes, maoïstes et trotskistes, très en vogue à l’époque.

Mai 68 a eu un impact important sur la génération de cinéastes post-soixante-huit, et il continue toujours de marquer leur travail. Philippe Garrel en est d’ailleurs un exemple éloquent puisqu’en 2005, il met en scène les évènements de mai d’une façon lente et détaillée, dans son film les Amants Réguliers.

Margaud Déclemy

Références:
Ford Charles, Histoire du cinéma français contemporain, France-Empire, 1981
Muller Jurgen, Films des années 70, Taschen, 2003
Desmarteau Claudine, Mes années 70, Panama, 2008
www.gerardcourant.com
www.wikipedia.com
www.cinéma.chez-alice.fr
www.cahiersducinema.com
www.lemonde.fr
Moteur de recherche: google




Le cinéma d’animation français, une mine d’or !
Mais qui le sait ?





« Sur le marché international, les Français bénéficient d'une excellente réputation » affirme Philippe Meis, directeur des études de l'école d’animation 2D/3D Supinfocom, à Valenciennes. « A la différence des Américains, qui misent davantage sur la technologie, ils mettent d'abord l'accent sur l'esthétique et sur les qualités artistiques. Ils placent la technologie au service de l'image. ». Vous l’aurez compris, la « French touch » fait des ravages. Pourtant, le cinéma d’animation français semble être inconnu de son propre public.

Un talent unique

« La spécificité de l’animation française, c’est son extrême diversité ! » explique Olivier Catherin, directeur du développement de l’AFCA, Association Française du Cinéma d’Animation.
Depuis 1971, l’AFCA cherche à diffuser les films d’animation auprès du grand public en France et à l’étr
anger. Ce sont lors de festivals tel que celui d’Annecy que les auteurs montrent leur talent. En effet, le cinéma d’animation français était avant tout connu pour ses séries et dessins animés sur Le petit écran.





L’AFCA en organisant des projections régulière de film à Paris encourage les cinéastes et petites entreprises à se lancer dans la production de longs métrages. Nos parents se souviennent sans doute de
Pollux et le chat bleu de Serge Danot en 1970, Les 12 Travaux d’Astérix de Goscinny et Uderzo en 1976 ou encore Le Triomphe de Babar d’Alan Bunce en 1990. Malgré leurs succès sur le sol français, ces films d’animation ne s’imposeront autant que leur concurrent américains.
Olivier Catherin rappelle que « Le cinéma d'animation est resté longtemps quelque chose de marginal et d'artisanal parce qu'il était méprisé en France et que Disney dominait complètement le marché ».


Fantasmagorie de Emile Cohl est le premier film d’animation sur pellicule. Par la suite, le marché sera dominé par le leader américain Walt Disney, la seule référence du grand public. Bien que l’on date la naissance du cinéma d’animation le 28 octobre 1892, c’est dans les années 80 avec l’apparition du film Le Roi et l’Oiseau que Paul Grimault donnera un nouvel élan à l’animation française. De nombreux auteurs y collaboreront.


Cependant cet essor n’aurait pu exister sans le « Plan Image » mis en place par le ministre de la Culture Jack Lang qui propose huit millions de francs pour favoriser la production en aidant les studios. Après le triomphe de Kirikou et la Sorcière, de nombreux longs métrages sont mis en chantier : Arthur et les Minimoys avec 7 millions d'entrées, Persépolis avec 1,3 million d'entrées, La Prophétie des grenouilles avec 1,2 million d'entrées et Les Triplettes de Belleville avec 0,9 million d'entrées. L’animation française est en plein essor et retrouve de sa compétitivité.


Le triomphe de l’animation française :


Aujourd’hui, la France est en première position sur le marché européen du cinéma d’animation. Et en troisième sur le marché mondial. Ce sont 50 entreprises, près de 2 000 emplois, de nombreux dessinateurs français trouvent une place de choix dans les studios américains tel que PIXAR . Mais la majorité des cinéastes qui veulent éviter le suivi américain doit travailler sur des courts métrages dans des conditions financières difficiles.
De plus, pour réduire le coût de fabrication , ils sont obligés de collaborer avec des pays étrangers.
Il existe 3 grandes sociétés d’animation: la Fabrique pour
Le Château des singes de Jean-François Laguionie en 1999, Folimage pour La Prophétie des grenouilles de Jacques-Rémy Girerd en 2003 et le Pôle Image pour Kirikou et la sorcière.


Le nouveau court métrage de l’animation française, février 2009.

Oktapodi est un dessin animé de 2 minutes et 27 secondes exactement, réalisé par une équi
pe de 6 diplômés de la promotion 2007. L'histoire de deux poulpes qui, pour échapper à un commis de cuisine, engagent une course-poursuite délirante. Ce court métrage est présenté aux oscars à Hollywood sous les encouragement de la célèbre société DreamWorks.
« Ce serait génial si « Oktapodi » gagnait l'oscar - mais ça nous met aussi une sacrée pression », explique Floriane Marchix, une étudiante en troisième année des Gobelins, à Paris. L’entousiasme des jeunes dessinateurs 2008 redonnent un coup de fouet à la profession. Ces nouvelles équipes du cinéma d’animation français.






Tant de films qui ont fait des grandes vagues à l’étranger mais qui n’ont fait aucun remous en France. Le public français semble manqué de curiosité. Il est grand temps d’oublier les Walt Disney, innovez le cinéma d’animation français vous attend.

Pour plus d'information sur Oktapodi, cliquez sur ce lien de france 3:
http://culturebox.france3.fr/all/8194/Oktapodi,-un-film-d
Pour visioner Oktapodi:
http://www.youtube.com/watch?v=XyuqtOuljSw&feature=related
Quelques extraits de l'animation française:
persepolis
les Triplettes de Belleville
Les enfants de la pluie



Sources:
http://www.01men.com/editorial/350781/cinema
http://www.afca.asso.fr/spip.php?rubrique23
http://www.lesechos.fr/info/france/4833181-cinema-d-animation-la-french-touch-se-porte-bien.htmhttp://www.diplomatie.gouv.fr/fr/archives-label-france_5343/les-numeros-label-france_5570/lf39-defis-du-xxi-sup-e-sup-siecle_11743/culture_11750/cinema_11754/les-films-animation-francais.-ca-cartoon_23624.html

Le cinéma français voyage !


En 2008, jamais les productions françaises n’avaient connu une telle réussite à l’étranger.
On compte 78 millions de spectateurs étrangers qui se sont déplacés pour apprécier un film français, soit une augmentation de 105 % par rapport à 2000. De plus, ce chiffre 78 millions n’est pas définitif puisqu’il manque encore les résultats d'Asie et d'Amérique du sud. Le bilan total sera communiqué en mai à l'occasion du Festival de Cannes. 

Le palmarès des films Français

353 longs-métrages français ont voyagé à travers le monde avec plus ou moins de succès en 2008.

« Babylon A. D. » réalisé par Mathieu Kassovitz a été le film français le plus exporté dans le monde avec environs 10 millions d’entrées alors que dans son pays d’origine, il n’a attiré que 909 000 spectateurs. 
Les films d’actions ont tendance à être mieux exporté avec « Taken » avec 8,8 millions d’entrées et « Le transporteur III » avec 7,3 millions d’entrées. 

Cependant, les comédies ont apporté en cette année 2008 un vif intérêt des étrangers comme « Astérix aux Jeux Olympiques » avec un total de 9,1 millions d'entrées en Europe (hors-France) et le grand succès national « Bienvenue chez les ch’tis » remporte 4,2 millions d’entrées.
On peut constater néanmoins que les étrangers boudent un peu les films d’auteurs dont pour 2008 « Caramel » 1,2 million et « La Graine et le mulet » 71 000.

Les pays importateurs         



Les Etats-unis est le premier marché étranger pour les films français avec un total de plus de 17 millions d'entrées pour 42 films importés. En seconde position, on retrouve les Russes avec 7 millions d'entrées. La troisième place est occupée par les Allemands, elle totalise plus de 5 millions d'entrées.
On remarque que seul le Japon parmi tous les pays résiste au Français, la cause évoquée : une trop grande différence de culture.

Les films les plus exportés ont été de véritables succès en France ce qui a attisé l’intérêt des acheteurs du monde entier pour les projeter dans leurs salles. Néanmoins, cet intérêt a été poussé par l’association Unifrance créée en 1949. Cette association regroupe des producteurs et des réalisateurs français,et soutient la promotion des œuvres cinématographiques en favorisant, par exemple, le déplacement des artistes dans le monde entier. Elle organise aussi des manifestations culturelles destinées à faire connaître davantage le cinéma français à l’étranger.

L'évolution de l'exportation du cinéma Français de 2000 à 2008


Pour l’année 2009, on ne peut espérer atteindre à nouveau ce record avec l’arrivée fin 2008 dela crise économique qui sera frein au cinéma dans le monde…

Sources 
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Ludivine Lemettre

dimanche 8 mars 2009

Les grands évènements du Cinéma Français



"Si tu ne peux pas aller à Cannes, c'est Cannes qui vient à toi" citait Luc Besson à l'occasion du 60ème anniversaire du célèbre Festival de Cannes. Étant si intégré à la culture Française qu'il semble impossible d'y échapper, il n'est pourtant pas le seul évènement cinématographique reconnu. De nombreuses autres rencontres du 7ème Art participent en effet au rayonnement du Cinéma Français.


L'escalier le plus convoité

A quelques semaines de son ouverture, le Festival de Cannes est d'autant plus important qu'il est le plus médiatisé de Monde. La Palme d'Or est bien aussi célèbre que ce cher voisin Oscar. Chaque année durant la deuxième quinzaine de mai, la Croisette et son palais des Festivals et des Congrès exhibent le tapis rouge pour les plus grands noms du Cinéma International.
S’il on y trouve souvent les mêmes visages, de nouvelles récompenses comme le prix de la critique internationale ou le le prix du jury, donne un souffle d’air frais et de génie aux écrans Français. De plus des possibilités de partenariat et de financements sont parfois proposées aux producteurs indépendants. C’est une occasion d’élargir le panel de films du Cinéma, ses genres, ses idées.
La direction du Festival est assurée par le Président avec l’aide du directeur Général qui supervise l’événement. Le secrétaire général est chargé de la réception des œuvres qui subissent une sélection soumise par le délégué artistique. Pour concourir au prix de meilleur film, meilleur réalisateur ou meilleur acteur/actrice, le tournage du film doit être achevé moins de 12 mois avant le jour J. Il ne doit avoir été exploité que dans son pays d’origine.
Malgré les paillettes, Cannes reste très controversé. « Il va là ou le Cinéma va » citent ses organisateurs. Ainsi les films indépendants restent évincés des tapis rouge en majeure partie. Quant à la supériorité de l’intérêt artistique sur l’intérêt commercial du festival, il peut être questionné par la présence régulière des auteurs internationaux à la renommée déjà acquise ou la projection de blogbusters comme Star Wars ou Da Vinci Code dernièrement. Enfin, bien qu’il soit le premier festival cité par les Français, ils n’y sont que peu représentés avec un nombre de Lauréats de la langue de Molière restreint.


Le cousin d’Oscar



La saison hivernale ne conduit pas à l’hibernation du Cinéma Français qui montre le bout de son nez chaque mois de Février à l’occasion des Césars à Paris. Ces de manière plus académique et beaucoup moins médiatique que sont récompensés annuellement les professionnels du 7ème Art.
A la grande différence d’autres festivals, les Césars s’attachent à gratifier des catégories cinématographiques particulièrement variées. Les acteurs et réalisateurs y ont une place aussi importante que les musiciens ou les techniciens du son et lumières. Il y aussi dans ces mêmes catégories, une intéressante échelle de spécificités : on trouve la meilleure actrice, le meilleur second rôle et le meilleur Espoir Féminin par exemple.
Les Césars ont la particularité de proposer un jury uniquement composé de personnalité du Cinéma qui vote, selon la catégorie à laquelle ils sont affiliés, pour leurs coups de cœur. Le vote s’établit sur deux tours : le premier pour choisir les élus et le deuxième pour récompenser les vainqueurs.
Les Césars conservent une image de tradition et de professionnalisme auprès du public et des grands noms du Cinéma. Les récompensés bénéficient d’un réel appui dans leur carrière et outre la petite statuette en or, c’est une marque de respect qu’il leur est remise.
Si le Cinéma Français y est largement représenté, la cérémonie à néanmoins un impact réduit sur le cinéma étranger. Le film le plus récompensé s’avère d’ailleurs être un habitant de l’Hexagone, Cyrano de Bergerac avec Gérard Depardieu en 1991 avec 10 Césars.


Hollywood en France


Autre évènement médiatique et singulier du panel des Festivals de Cinéma en France : Deauville. Il célèbre le Cinéma outre-Atlantique en Normandie la première semaine de Septembre de chaque année.
Deauville c’est le retro par excellence. Le symbole du glamour Hollywoodien dans un style et cadre Français: un cocktail flamboyant.
L’originalité du Festival et de mettre en concurrence des courts-métrages Américain, choisis et récompensés par les cinématographes Français. C’est LE point de rencontre entre les deux géants du Cinéma la France étant le deuxième producteur audiovisuel au Monde.
A l’inverse du formalisme des césars, Deauville prône les coups de cœur et d’émotions, cherchant à honorer les films Américains qui feront vibrer lu public français. Il offre ainsi aux productions outre-Atlantique une amorce efficace pour leur diffusion en France et en Europe. Les films indépendants y trouvent une place aussi légitime que les grosses productions.
Le succès de l’évènement demeure dans l’incontestable charme de la présence paradoxale des acteurs les plus imposants du monde comme Robert de Niro ou Sharon Stone dans un paysage frais, simple et simplement Français. Mais Deauville prouve ainsi l’inévitable domination du Cinéma Américain sur l’Hexagone.
Quels qu'il soient, les Festivals de Cinéma en France trouvent tous leur public et leur légitimité, par le biais d'un fonctionnement, une éthique, une esthétique et un but singulier et original. Ils participent à l'ancrage du Cinéma Français à l'Internationnal et à on ouverture sur la nouveauté et la différence.



Références:
Pierre Billard, D'or et de Palme, le Festival de Cannes, Gallimard, Lille, 1997
Gérard Uferas et Marc Bessou, Les Coulisses du Festival, Flammarion, Lille, 2005
Roland Godefroy, Deauville, 25 ans de cinéma américain, éditions CID, Deauville, 2000.
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