Le projectionniste français passe à l'affiche : Les Etats-Généraux, Les meilleures sorties au cinéma en 2009 et les grands événements, les adaptations cinématographiques de livres, le cinéma d'animation, les grandes figures, le ciné après mai 68 et le succès à l'étranger. Le Projectionniste : Le cinéma conjugué au passé, présent et futur.

jeudi 12 mars 2009

Le livre fait son cinéma.

Les romans n’ont pas dit leurs derniers mots.

Ils débarquent dans vos salles chaque année.

Si certains d’entre nous préfèrent entasser leurs classiques au fond d’une bibliothèque, le cinéma se charge de les dépoussiérer. Les réalisateurs français remettent au goût du jour la littérature classique et moderne.

Cinéastes et éditeurs se réjouissent. En effet, le cinéma se met «au service» de la littérature. Que l’adaptation cinématographique du livre soit fidèle ou non, chacun peut y trouver son compte. Certes les mordus de littérature ne voient, dans l’adaptation d’un roman au grand écran, qu’une pâle copie de l’œuvre. Et pourtant, l’adaptation au cinéma permet une certaine renaissance du livre à travers l’image. L’histoire se déploie sous les yeux des spectateurs. Cette nouvelle lecture de l’œuvre amène le public à envisager le récit sous d’autres aspects.
Lire, ce n’est donc plus démodé. Les cinéastes permettent bien souvent de relancer la vente du roman original. A travers le film, un certain engouement se crée pour le scénario, et ainsi pour l’œuvre littéraire. Le support matériel n’a plus vraiment d’importance, que ce soit sur papier ou en image. De plus, tout est mis en œuvre pour redonner aux français le goût de la lecture et du cinéma. Les adaptations ne touchent pas seulement les grands classiques, mais aussi des œuvres modernes, tel que "Je vais bien, ne t’en fais pas." écrit par Olivier Adam et qui fût adapté par Philippe Lioret en 2006. Mais encore l’incontournable Anna Gavalda qui voit son roman "Ensemble, c’est tout" au cinéma en 2007 grâce aux talents du réalisateur Claude Berry. Cependant, quelques cinéastes s’attaquent aux grands classiques de la littérature française : "Germinal" d’Émile Zola adapté par Claude Berry en 1995 et "Les derniers jours d’un condamné" de Victor Hugo par Michel Andrieu en 2002.
L’adaptation d’une œuvre réussie ne se confine pas à la reproduction la plus fidèle mais plutôt à une transposition du roman au cinéma. Le réalisateur peut se permettre d’éluder certains aspects ou bien de n’aborder l’histoire que sous certains angles bien précis. Il peut s’accorder une certaine liberté, la trame narrative lui appartient désormais. Les films semblent ainsi s’affirmer comme des «recréations» qui possèdent leur propre cohérence esthétique.
Néanmoins, le succès des écrivains français reste assez timide sauf pour Jean-Christophe Grangé, écrivain et scénariste français, qui voit ses thrillers connaitre une formidable réussite au cinéma et même à l’étranger. En effet, "Les rivières pourpres" adapté par Mathieu Kassovitz en 1998, "Le concile de Pierre" par Guillaume Nicloux en 2000, ou bien encore "L’Empire des loups" par Chris Nahon en 2003.
L’adaptation cinématographique d’une œuvre divise la plupart des lecteurs. En effet, l’univers personnel du réalisateur peut transformer profondément la trame narrative originale. Cependant, est-ce une raison pour dénigrer cette catégorie de films ? Les adaptations littéraires doivent être considérées dans leur globalité. Les lecteurs, même les plus sceptiques, y trouveront, l’appréciation propre à la lecture du réalisateur. Que l’adaptation soit fidèle ou libre, tiré de livres modernes ou bien des classiques, chaque film dispose d’un univers différent et tout aussi pertinent.

Lecteurs et spectateurs lisez bien entre les lignes, le cinéma vous ouvre les portes.
Sources:
Vidéos : Youtube (liens sur chaque vidéo)
Moteur de recherche : Google
Laura SEGRETAIN

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