Le projectionniste français passe à l'affiche : Les Etats-Généraux, Les meilleures sorties au cinéma en 2009 et les grands événements, les adaptations cinématographiques de livres, le cinéma d'animation, les grandes figures, le ciné après mai 68 et le succès à l'étranger. Le Projectionniste: le box office : Le cinéma conjugué au passé, présent et futur.

vendredi 13 mars 2009

le box office

Présentation de quelques meilleures sorties 2009, les films a ne pas rater


Welcome
(drame 1h50)
de Philippe Lioret


trame:Pour impressionner et reconquérir sa femme, Simon, maître nageur à la piscine de Calais, prend le risque d'aider en secret un jeune réfugié kurde qui veut traverser la Manche à la nage.

Ce film, qui a provoqué de nombreuses critiques en raison de son délicat sujet. Mais Philippe Lioret n'est pas un cinéaste engagé, son film nous touche par son humanisme et sa maniére simple d'aborder le sujet. Ce qui l'intéresse, ce ne sont pas les multiples raisons sociales, politiques ou culturelles qui poussent ces hommes - ici, souvent jeunes - à quitter leur pays d'origine pour rejoindre l'Eldorado britannique mais plutôt l'histoire intime et sensible de deux personnages : Bilal, un jeune Kurde amoureux et Simon, un maître nageur calaisien déboussolé.

Quelques critiques de la presse:

L'Humanité-Jean Roy
Le film, peut-être un pamphlet, mais sûrement pas un tract, a la délicatesse de ne pas
y aller bille en tête dans la dénonciation de l'injustice, de nous laisser le temps de parcourir les lieux, de respirer avec nos concitoyens, de vivre, quoi

TélécinéObs
(...) Tout en retenue, beau et rude, bouleversant, "Welcome" est son plus beau film

20 minutes

Le calvaire de migrants clandestins est décrit avec minutie, sensibilité et réalisme dans une histoire d'amitié pudique. (...) Welcome est plus qu'un film réussi (...)

Télé 7 jours
(...) bien plus qu'un drame intime doublé d'un manifeste humaniste bouleversant : le plus beau film du moment.



Gran Torino
(drame, thriller, 1h55)
de Clint Eastwood

Trame: Vétéran de la Guerre de Corée quelque peu raciste, Walt Kowalski reprend les armes pour ramener l'ordre dans son quartier, tandis qu'un gang menace la famille Hmong qui habite à côté de chez lui...

GRAN TORINO marque le grand retour de Clint Eastwood devant la caméra, absent du grand écran depuis Million Dollar Baby pour lequel il a reçu l'Oscar du meilleur réalisateur.GRAN TORINO se pose en oeuvre funèbre et lucide sur la fin des illusions, doublé d'un fulgurant thriller sur la paranoia sociale. Un film qui permet à Clint Eastwood de synthétiser tout son style, toutes ses thématiques, en n'oubliant pas, au passage, de confirmer pour de bon la sobriété de sa mise en scène comme modèle absolu d'intégrité artistique. Pour l'instant la meilleure entrée 2009.

Quelques critiques de la presse:

Positif

Gran Torino (...) confirme la sidérante fécondité de Clint Eastwood, qui aligne les oeuvres majeures, depuis plusieurs années, avec une aisance confondante.

Le nouvel observateur
(...) Quand Clint rencontre Harry, cela donne "Gran Torino", film dont chaque scène est un moment de plaisir, rire, sourire ou émotion (...).




Marley et moi
(comédie, 1h40)
Un film américain de David Frankel avec Owen Wilson, Jennifer Aniston, et Eric Dane


Trame: Peu enclin à devenir pére de famille, un jeune époux offre a sa femme un affectueux Labrador-catastrophe qui devient ainsi le témoin privilégié de ce couple qui s'agrandit et modifie son existence...

Passant à côté de l’émotion, ‘Marley & Moi’ néglige l’originalité de sa trame narrative et sombre dans un humour désespérément convenu perdu au milieu de discours débordant de bons sentiments. Si les dérapages incontrôlés du chien donnent lieu à des gags burlesques et efficaces, le film comporte bien trop de longueurs pour tenir en haleine et laisser un souvenir impérissable. Avec sa multitude de péripéties anecdotiques, sa temporalité étirée et l’attention portée par le cinéaste sur la représentation du quotidien, l’histoire de ‘Marley & Moi’ aurait certainement gagné en impact sous la forme d’une série télévisée. Sans pour autant manquer sa cible, David Frankel manque l'occasion de s’éloigner un brin des sentiers battus de la comédie américaine édulcorée.

Quelques critiques de la presse:

Premiére
(...) Le nouveau lond de David Frankel (...) préfère raconter une histoire humaine plutôt que d'enquiller les gags à puces (...) ou comment un pur produit hollywoodien peut aussi avoir du chien.

Téléciné obs
(...) Une offre à laquelle on peut souscrire sans trop de complexes (...).



Harvey Milk
(drame, 1h27)
Un film américain de Gus Van Sant
Avec Seann Penn, Josh Brolin..

Trame: Harvey Milk, conseiller municipal à San Francisco, est un des premiers hommes politiques à avoir ouvertement assumé son homosexualité. Il s'est battu pour les droits des gays jusqu'à son assassinat par un de ses collègues en novembre 1978.

Nommé dans 8 catégories aux Oscars, le film a remporté deux statuettes : Meilleur acteur pour Sean Penn et meilleur scénario pour Dustin Lance Black . Comme le confirmera l'annonce de sa mort en tout début de métrage, HARVEY MILK exposait clairement ses ambitions dans cette volonté de ne pas se conformer au tout-venant du biopic, pour qui la biographie du personnage est souvent présentée dans une large période temporelle. Ce film, très bien réalisé, retranscrit avec justesse la vie des militants dans les années 1970.

Quelques avis de la presse:


Le nouvel Obsevateur:
(...) Huit années qui ont tout changé pour une communauté qui avant Harvey Milk n'en était pas vraiment une, les images d'archives montées sur le générique de début rendant compte de manière saisissante du traitement insensé qui lui était imposé au nom de ce qui était alors la loi.

Le point
Ce que Sean accomplit ici est le résultat d’un long travail d’appropriation. Et la preuve définitive que sa capacité de renouvellement est stupéfiante. Il est juste immense... »


Sources: http://www.allocine.fr
http://www.evene.fr/cinema
http://www.nord-cinema.com
http://www.lepoint.fr/actualites-cinema

Soizic Poupard

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